Grève féministe, grève des femmes*

Quelques dates à noter dans votre agenda pour cette année féministes:

  • 6 mars 2019, réunion du groupe de travail « Grève féministe, grève des femmes* à la SPG, 14 boulevard Georges-Favon à 13h pour préparer la manifestation du 8 mars. Il y aura des cookies.
  • 8 mars 2019, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, retrouvez-nous pour un goûter féministe solidaire et international de 16h à 18h au Rond-point de Plainpalais.
  • 12 mars 2019, AG du personnel de la fonction publique et des secteurs subventionnés à 20h à la salle du Faubourg pour échanger sur la grève des femmes*, grève féministe. Ensemble nous sommes plus fortes.

Fêtes des écoles en Ville de Genève

La SPG a finalement rencontré le service de la ville de Genève responsable de la fête le 6 février dernier. A la suite d’échanges constructifs, nous avons néanmoins reçu le 15 février un courrier d’Esther Alder indiquant qu’« il n’est pas envisageable de reprendre les discussions, notamment d’ordre logistique, pour l’édition 2019 ». L’option adoptée a selon elle fait l’objet d’un accord avec la DGEO. Néanmoins, seul.e.s quelques enseignant.e.s ont été consulté.e.s, au même titre que des élèves et des parents, alors que l’encadrement le jour de la fête repose essentiellement sur le corps enseignant. Une fois de plus, les enseignant.e.s ont été écarté.e.s des discussions opérationnelles, réservées à certains directeur.trice.s. d’établissement. Consciente de « bousculer les habitudes des bénéficiaires de cette fête », la conseillère administrative a demandé au service des écoles « de mener des consultations et bilans, après la rentrée 2019 ». Les enseignant.e.s ne sont visiblement pas considéré.e.s comme des partenaires, mais comme des bénéficiaires de la fête, alors que cette prestation, comme on n’a pas manqué de nous le répéter, figure dans notre cahier des charges. La SPG regrette que la Ville de Genève préfère minimiser le mécontentement légitime des enseignant.e.s sans accorder le moindre crédit à leur jugement professionnel et espère vivement qu‘elle sera enfin entendue en tant que partenaire sociale à la rentrée 2019. Les propositions de réactions syndicales seront débattues lors de l’AD du 7 mai et peuvent être envoyées au groupe de travail par email en contactant le secrétariat.

D’ici là, la circulaire de la Ville de Genève doit être distribuée aux parents.

CPEG

Le 19 mai, le peuple devra se prononcer sur deux projets de loi (PL) visant à recapitaliser notre caisse de pension. La SPG a activement soutenu le PL 12228 (loi 1) car il prévoit une capitalisation par la cession de terrains dans le secteur PAV, le maintien du niveau de cotisations actuel ainsi que le maintien des rentes. Si le PL 12404 (loi 2), loi du gouvernement et de la droite prévoit une hausse de 26% de nos cotisations (en moyenne 2’000 francs par année pour les enseignants), une baisse des rentes entre 0 et 5% et le passage en primauté de cotisations, il vise néanmoins à recapitaliser la caisse. Dans le cas où les deux PL et l’IN 168 (initiative populaire cantonale 168 « Sauvegarder les rentes en créant du logement) étaient refusés, la caisse ne serait pas recapitalisée et le deuxième volet des mesures structurelles de la caisse entrera en vigueur en janvier 2020. Ces mesures structurelles prévoient une baisse de 10% de nos rentes directes.

RFFA : un danger pour les femmes ?

L’autre enjeu majeur pour la fonction publique de ce 19 mai sera les votations sur la réforme fédérale RFFA, une copie presque conforme du projet RIE3, largement refusée en 2017 et à sa version cantonale (objet 5). Malgré l’ajout d’un volet AVS négocié par le PS dans le projet fédéral – tout à fait intéressant, mais sans rapport avec la fiscalité des entreprises, cette loi prévoit une baisse massive de la fiscalité des entreprises (de 24,2% à 13,99%) et engendrera environ 200 millions de pertes fiscales, qui se répercuteront inévitablement sur les budgets publics, et selon toute probabilité, sur ceux affectés à la formation. Au niveau cantonal, ces pertes massives et probablement sous-évaluées, malgré la suspension du frein au déficit ces 8 prochaines années, entraîneront rapidement des mesures d’austérités progressives dans une période où l’État doit justement relever de nombreux nouveaux défis, : l’urgence climatique, la lutte contre la paupérisation de la classe moyenne et la réduction des écarts de Gini. Ces pertes entraîneront également inévitablement une baisse des prestations offertes à la population. Néanmoins cette réforme fiscale pourrait bien avoir un autre effet pervers auquel personne ne semble prêter attention, à savoir une dégradation des conditions sociales des femmes. En effet, partout dans le monde, les droits des femmes sont en train d’être questionnés et l’histoire a montré que toutes baisses de prestation des services publics se répercutent invariablement sur les femmes. Femmes à qui il reviendra de compenser les défauts de prestations de l’Etat, notamment en restant à la maison pour s’occuper de leurs enfants et prendre soin de leurs parents malades. En cette année de grève féministe, il serait temps de penser à une réorganisation politique et sociale visant à mettre un terme à l’exploitation domestique gratuite des femmes et garantir enfin une vraie égalité entre les femmes et les hommes.

2019-02-25 Tract AG 12 mars 2019.pdf

tract 8 mars 2019.pdf